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Comment (bien) utiliser des objectifs manuels sur le Pentax K-m ?

Techniques valables sur tous les reflex numériques K-D pour les optiques à monture M42 ou K

Salut à tous,

 

Je vais essayer de recenser tous les trucs et astuces pratiques en usage dans le petit monde des Pentaxistes.

 

Commençons par un peu de vocabulaire technique :

 

Les reflexs numériques Pentax et Samsung utilisent la monture Pentax KAF2, c’est à dire, compatible avec la monture K des années 1970 (mesure de l’expo TTL / Through the lens) et présentant l’ajout de fonctionnalités pour l’autofocus et le diaph auto via les contacts électriques. Les baionnettes des boitiers K, KA, KAF, KAF2, possèdent donc tous une came de diaph qui garde ouvert le diaph des objos K pour que la visée soit toujours lumineuse et qui le ferme (à la valeur F choisie avec la molette du boitier ou la bague de diaph de l’objo) au moment de l’obturation (pour que la photo soit bien exposée naturellement).

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Première étape : utilisation d’un objectif à monture K (sans contact électrique)

Pour les objectifs Pentax K ou KM (les K forment la série la plus ancienne des années 1970 et les K-M sont leurs remplaçants plus petits des années 1980), ainsi que tous les objectifs à monture K (Soligor, Vivitar, Sigma, Tamron adaptall et j’en passe), il faut :

  1. « Autoriser Bague de diaph manuel » dans le menu Custom du boitier K-D,
  2. Choisir le Mode M,
  3. Choisir le diaph sur la bague de l’objectif,
  4. Appuyer sur le bouton vert (KxxD) ou sur la touche +/- (K-m) qui permet au boitier de fermer le diaph à la valeur choisie pour calculer la bonne expo,
  5. Déclencher

 

Dans cette configuration, le boitier propose au choix la mesure Spot ou pondérée centrale mais pas la mesure multizone. La mesure P-TTL du flash ne fonctionne pas non plus car le boitier ne « sait » pas quel est le diaph utilisé par le photographe. De plus, les valeurs de diaph ne sont pas affichées ni dans le viseur ni dans les exifs des images. On connait cependant la focale de l’objectif si on a paramétré la bonne focale dans le menu du stabilisateur.

Deuxième étape : utilisation d’un objectif à monture M42 (pas de vis diamètre 42mm)

Il existe de nombreux objectifs M42 de bonne qualité, tels que les Takumar de Pentax ou les russes Helios, Jupiter, Industar, les Carl Zeiss Jena, etc, qui valent le coup/coût de s’équiper avec eux (voir quelques-uns de mes tests...). Pour en savoir plus, je vous renvoie à cette page de mon site qui détaille toutes les infos à connaître.

Troisième étape : utilisation d’un objectif K « circoncis » (en mode Av)

On peut tout simplement replier ou enlever l’ergot de diaph de l’objectif pour l’empêcher d’être en contact avec la came du diaphragme du boitier. Ainsi, l’objectif se comporte comme un objectif M42, en  « stop down » : le réglage manuel de sa bague de diaph ferme l’iris en continu et la visée s’assombrit. Sur la photo de droite, j’ai coupé au cutter la rampe plastique qui protége l’ergot de diaph et je l’ai replié à angle droit de sorte qu’il ne frotte ni contre l’objectif ni contre le boitier : les lamelles de diaph sont donc libres de se mouvoir avec l’action manuelle de la bague de diaph.

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Cette circoncision permet d’utiliser le Mode AV sur les boitiers K-D avec la mesure Spot ou centrale pondérée comme pour les Objectifs M42. Cependant, comme chaque iris mécanique se comporte différemment, et comme la mesure lumineuse traverse le dépoli du boitier, il peut arriver qu’en fonction des valeurs F et des scènes lumineuses, la mesure de la cellule ne soit pas fiable et nécessite une correction d’exposition de 1 ou 2 IL en + ou en -. Il arrive ainsi qu’un objectif circoncis surexpose à pleine ouverture de + 2 IL, puis d’1 IL en fermant d’un cran, puis soit juste en expo en fermant de 2 crans... Ou l’inverse ! Ca peut donc devenir une vraie galère selon les objos.... Et c’est aussi un peu dommage d’abimer de la sorte un objectif qui a traversé indemne les âges jusqu’à VOUS ! ;))

Quatrième étape : utilisation d’un objectif K « Leitax » (en mode M)

Le site www.leitax.com, en Espagne, propose une monture pour Pentax K qui s’adapte sur les objectifs Leica ou Zeiss selon les modèles. Je possède ainsi un Carl Zeiss Distagon 35 mm f2.8, un zoom Vario-Sonnar 28-70 f3.5-4.5 et un Leica Elmarit R 90mm f2.8 (pour le moment !) qui fonctionnent à merveille sur mon K-m.

Le site détaille les procédures de montage et si j’y suis arrivé sans trop de casse avec mes deux mains gauches, n’importe qui y arrivera aussi avec de la volonté et du sang-froid.

 

Avec ces objectifs Leitaxisés, les K-D permettent de shooter en Mode M avec appui sur le bouton vert ou la touche +/- en mesure spot ou pondérée centrale. Le gros avantage, c’est que l’exposition est très fiable, les histogrammes sont bien équilibrés et c’est à mon avis (sur mon K-m) la meilleure façon de faire.

 

 

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Cependant, comme le diaph de l’objectif n’est pas relié à la came de diaph du boitier, on travaille en « stop down » comme avec les M42 : on fait sa mise au point avec le diaph ouvert pour avoir une visée lumineuse, puis on ferme son diaph en Mode M, on fait la mesure avec appui sur la touche verte ou -/+ et on déclenche. Ce n’est pas une manipulation très rapide pour saisir des scènes mouvementées, je le reconnais. Mais on a aussi dans son fourre-tout des objectifs AF et Auto pour ce genre de choses, non ?

 

Cette monture Leitax ouvre au pentaxiste le monde très convoité des optiques de grand prestige, voir mes tests Zeiss et Leica pour s’en rendre compte.

 

Ces montures d’une superbe qualité de fabrication coûtent entre 80 et 100€, c’est le pas à franchir, et il faut donc trouver les optiques correspondantes en bon état pour pérenniser l’investissement.

Dernière étape : utilisation d’un objectif K (en mode « AV + » avec exifs, multizone et P-TTL)

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Cet exemple montre que l’on peut travailler avec le flash intégré ou externe en P-TTL, disposer de la mesure multizone et des exifs de diaph avec les vieux objos manuels... Il faut suivre la procédure détaillée en images ci-dessous.

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Première étape (ci-dessus) pour les objectifs à monture K en métal : il faut court-circuiter le contact A de la baionnette du boitier avec un petit bout d’aluminium scotché dessus : cela fait croire au boitier qu’il est en contact avec un objectif K-A à diaph auto. La monture métallique de l’objectif court-circuite tous les autres contacts électriques.

Le boitier affiche le diaph dans le viseur et ça permet donc de caler le diaph du viseur avec le diaph choisi sur l’objectif. Ainsi la cellule connait la valeur de travail réelle et peut accéder à une bonne exposition au flash P-TTL. On accède aussi à la mesure multizone et on dispose de la valeur de diaph dans les exifs.

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Deuxième étape (ci-dessus) pour les objectifs à monture m42/K sans contact métallique : avec la bague d’adaptation M42/k sans colerette, ou avec une bague à colerette anodisée en noir qui ne transmet pas de contact métallique, les contacts électriques de la monture du boitier ne sont pas touchés : il faut donc les court-circuiter entre eux en adaptant de l’aluminium scotché sur tous les contacts, le contact A étant lui aussi scotché avec la manip précédente.

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Sur le montage final, l’objectif Helios 44-2 en monture M42/K laisse à découvert la monture du boitier. On distingue le scotch équipé d’aluminium sur l’emplacement des contacts électriques : avec cette manip, le viseur affiche les valeurs de diaph et il faut donc faire coïncider le diaph affiché dans le viseur avec le diaph choisi sur l’objectif. L’exposition sera correcte avec tous les modes de mesure de la cellule, ainsi qu’au flash P-TTL.

Certes, cette astuce n’est pas très solide, les scotchs se défont facilement, mais c’est à réserver à un usage ponctuel pour une séance de photos en studio ou au flash (macro ou portrait en P-TTL par exemple) ou pour tester un objectif en ayant les valeurs de diaph dans les exifs.

 

J’espère que vous apprécierez cette bidouille et qu’elle vous sera utile à l’occasion ! ;)

A+

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Monture Pentax K, ici le superbe SMC K 28mm f2, une perle de collaboration optique partagée entre Pentax et Carl Zeiss en 1977.

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Ci-contre le Jupiter 21, un superbe 200m f3.5 russe, en monture M42. Environ 150€ sur Ebay...