
TEST COMPARATIF : PENTAX DA* 300mm F4 sdm ED [IF] sur Pentax K-
Bonjour à tous !
Merci tout d’abord à Pentax France pour le prêt de cet objectif ! Ce n’est pas le
genre d’objectif que l’on achète à la légère, vu la somme à investir (dans les 1300€
en France en mai 2009) et vu surtout l’utilisation très spécialisée de cette focale
extrême, « équivalente » 450mm sur format aps-
Il s’agit pour moi ici de rendre compte d’une prise en main de 8 jours seulement
et de donner une idée aux Pentaxistes de la qualité de base de ce beau caillou. Peut-

Considérations techniques

Comparé au plus petit objectif de Pentax, le DA 40 Limited, ce téléobjectif de 300mm est destiné aux gros bras équipés de monopod : Construction tout métal, bien balancé avec son collier de fixation sur rotule.
Je laisse parler ci-

Ce que je pourrais rajouter à l’argumentaire publicitaire du constructeur concernerait la prise en main.
La large bague de mise au point est amortie par le moteur SDM et il n’y a donc pas
de butée en début ou en fin de course : sans ces repères, on peut peiner un peu avec
la mise au point manuelle, il faut s’y habituer... Autre point dommageable, l’absence
de limitateur de course : on ne peut pas diviser par deux la mise au point entre
l’infini et la distance de travail minimale de 1.4 m : sur le terrain, c’est parfois
frustrant quand l’objectif a perdu le point, il patine longtemps (1 à 2 s ) dans
la semoule.... Prenons le cas d’un terrain de foot où la mise au point moyenne sera
entre 25 et 15 m : si vous perdez le point, l’AF ira balayer toute la plage des distances
jusqu’à 1.4 m avant de remonter vers les 15-
Le collier de fixation peut être rapidement orienté en cadrage portrait ou paysage mais la rainure d’arrêt incrustée dans le fût métallique entre les deux orientations n’est pas très profonde, on a tendance à hésiter en la cherchant.
Le reste de la prise en main est excellente, avec un magnifique paresoleil en plastique de belle qualité et bien profond qui protégera efficacement la lentille frontale de la pluie autour d’un terrain de sport ou en forêt. Son clipsage est ferme et solide.
La monture SDM avec les deux contacts dorés carrés comporte aussi la vis de came AF : le DA* 300 reste donc compatible avec tous les boitiers AF non SDM : ouf !

En terme de vignetage ou de distorsion, on ne sera jamais vraiment gêné. Sur fond
de ciel, à f4, un léger assombrissement dans les coins sera parfois perceptible mais
si facile à corriger sur ordinateur. Côté distorsion, rien à signaler... Au cours
de ce test, j’ai placé de temps en temps à côté du DA* 300, le Tamron DI LD 70-


Le premier comparatif à environ 50 m, ci-
En fermant d’un cran, on corrigera un peu mieux les infimes aberrations chromatiques parfois perceptibles tout en renforçant la précision lumineuse de l’image par l’absence de vignetage.
L’homogénéité sur la zone mise au net est superbe d’un bord à l’autre du champ.
Le rendu des couleurs est neutre.
Certains autres détails de l’image non affichés sur le comparatif montrent que le
DA* 300 possède un contraste très élevé, par exemple à travers le pare-


Sur cette deuxième image-
On sait que le zoom Tamron 70-
Le comparatif permet donc de constater que le DA* est superbement bien immunisé contre
ce phénomène parfois difficile à corriger en post-
Il n’en est pas exempt à F4, mais les liserés sont infimes et il faut quand même bien les chercher pour les apercevoir.
Comme quoi, les tests MTF sur mire qui font peur quand ils annoncent tant de mm d’aberrations sont à relativiser avec les vraies images de la vie ! Encore plus bas, une deuxième image avec des câbles de poteau électrique sans aberrations : autre confirmation pour ceux qui en doutaient.


La focale de 300 mm peut aussi se prêter au paysage et j’ai donc testé la définition à l’infini.
J’ai été assez époustouflé par la santé optique à pleine ouverture. Les détails qui
nécessitent du micro-
Quand on compare avec l’objectif de Mr tout-
Ce jour-


Pour le test de bokeh, à des distances rappochées, le comparatif est moins parlant
tant la longueur focale de 300 mm crée naturellement des arrières-
Une inspection minutieuse révèlera quand même un avantage certain au téléobjectif sur le zoom, sachant que la précision de la définition renforce la sensation de net/flou, comme sur le détail de la toile d’araignée, plus bas.
Je n’ai malheureusement pas pu tester cet objectif en sport, sur des sujets humains,
mon équipe locale jouait à l’extérieur cette semaine-
Et puis avec le droit à l’image, ça serait devenu compliqué...
Alors, plus bas, j’ai testé les portraits avec des moutons et autres vaches placides peu revendicatives (et bonnes à mâcher ;))





Alors, rassuré ? Ces 3 dernières images-
L’AF SDM est assez agréable et nécessitera un boitier bien réglé : sans doute que le nouveau K7 donnera beaucoup de plaisir avec le DA *300...
En tout cas, avec cet objectif disponible dans la gamme SDM, les amateurs (fortunés) de sport ou de chasse animalière peuvent envisager de rester (ou de venir) chez Pentax sans complexe !
Je vous laisse avec une image de mon ami Arpegius, du forum K10D, faite au DA* 300
mm : au moment où la mise au point venait d’être faite sur le sachet de graine,
le rouge-
A +
